Les CFQ sont un organisme autonome sans but lucratif, apolitique, regroupant les femmes tant du milieu rural qu'urbain, sans distinction de condition sociale, voué à l'amélioration des conditions de vie de la femme et de la famille ainsi qu'à la transmission du patrimoine culturel et artisanal.
Exceptionnellement dans la rubrique, Développez vos talents..., il me fait plaisir de présenter la manière de réaliser un support (mannequin) cartonné en vue de présenter des vêtements pour adultes, que ce soit chemisiers, blouses, vestons, débardeurs, etc. Suite au Congrès provincial, vous êtes intéressés à employer ce mannequin pour mettre en évidence vos vêtements dans vos expositions.
Pour la réalisation d'un mannequin, il faut :
Pour la réalisation du devant, il suffit de prendre un carton (22 x 28 po), de le plier en deux. Pour le corsage ou haut de la taille, il suffit de suivre les indications suivantes :
Pour la réalisation du dos, plier en deux l'autre carton sur sa longueur.
Employer une agrafeuse de type ARROW P-22 avec des broches ¼.
Poser le carton devant avec le buste sur les palettes du carton dos.
Brochez 2 fois en espaçant les broches.
Posez sous la partie devant du buste le carton dos. Écartez les bases et brochez au bas.
Posez le carton du dos sous le carton devant. Brochez le haut à même distance que la base du buste. En bas, écartez la base pour plus de stabilité et d'équilibre.
Considérez que le mannequin est de carton, le pli central a un rôle important pour le conserver bien droit. Les plis latéraux créent la forme pour séparer le corsage des hanches.
Auteure : Jeannette Hamel Bellefeuille
Lors d'exposition, la mise en valeur de chaque pièce est primordiale. Savoir donner le cachet d'un vêtement l'est encore plus. Si on l'étend sur une table, il n'a pas le même aspect. Quand il est suspendu verticalement, sa tombée est bien différente, mais elle l'est encore plus avec un léger gonflement lui donnant des formes au lieu d'être aplati. Il est plus facile d'évaluer la tombée du tissu, sa coupe et son allure général, nous donnant par le fait même, le look recherché.
Toutes pièces doivent être étalées en considérant son utilité. Un centre de table sera parfait sur une surface plane légèrement inclinée qui laissera voir, de loin, la finesse de son travail et la délicatesse de sa dentelle. Un couvre-lit pourra être légèrement remonté et conserver une partie de ses motifs qui sont répétitifs, cependant, celui qui offre un motif élaboré sur une grande partie de sa surface sera mieux suspendu pour y analyser les détails du dessin.
Lorsque l'espace le permet, il est bon d'étaler les pièces pour mettre en valeur leur travail : une nappe sera étendue de manière à mettre en valeur une bonne partie de celle-ci et le pendant d'un coin. Si, elle est soigneusement pliée, il est quasi impossible d'y découvrir sa technique de tissage, son patron et sa finition. Pour des napperons, un suffit à mettre en valeur le travail des autres, ceux-ci pourront être roulés délicatement laissant voir la finition des extrémités.
Exposer des pièces n'est pas synonyme des entreposer dans une armoire, plier en rangées bien égales. Très souvent, il nous faut ajouter des supports, tels boîtes de divers formats, pour donner de la hauteur, en les recouvrant de tissus finement repassés, contrastants ou se mariant bien avec les couleurs. Même l'ajout de pièces de porcelaine, verrerie, bibelots recherchés viendront compléter l'ensemble que ce soit, serviettes de vaisselle, napperons, nappes, centres de dentelle, etc. Il est bien de recréer un environnement qui nous permet d'apprécier la valeur de l'étalement.
La mise en valeur est un gage d'appréciation de son auteur, de son artisan qui a œuvré longtemps pour en arriver à obtenir la pièce qu'il a réalisée. Soyons fières des résultats que donneront les diverses étalages de nos expositions.