Partageons notre savoir-faire

Les CFQ sont un organisme autonome sans but lucratif, apolitique, regroupant les femmes tant du milieu rural qu'urbain, sans distinction de condition sociale, voué à l'amélioration des conditions de vie de la femme et de la famille ainsi qu'à la transmission du patrimoine culturel et artisanal.

Développez vos talents pour... La broderie norvégienne (Hardanger) N° 6

Pour souligner d'une manière spéciale le 95e anniversaire des Cercles de Fermières du Québec, voici un signet brodé en broderie norvégienne pour commémorer cet événement. Jolie manière de conserver la page d'un livre lors nos prochaines lectures.

Pour permettre aux débutantes de découvrir la beauté de la broderie norvégienne, ou broderie Hardanger, voici l'occasion de réaliser les principaux points de base pour réaliser ce signet.

Pour faire rapidement une broderie norvégienne, le modèle doit être simple. Lorsque l'on a répété la pièce plusieurs fois, sa complexité devient fastidieuse selon le nombre d'objets que l'on a à réaliser.

La technique

Cette broderie oblige que le travail se fasse sur une toile à compte carré sur laquelle nous avons le même nombre de fils de chaîne et de trame.

Cette pièce commémorative du 95e anniversaire des CFQ s'exécute dans un carré de 8 cm de côté dans une toile hardanger de compte 22. Un coton perlé no 5 sert aux points de feston et aux pavés. Cependant l'emploi d'un fil à coudre double métallique de couleur or sert aux étoiles et à l'écriture (95 ans, CFQ).

Étape 1 : Contour au point feston

Étape 1 : Contour au point feston.

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Le contour de la pièce se fait au point de feston en suivant le motif.

  1. Sortir l'aiguille sur l'endroit du travail et tirer le fil. Piquer l'aiguille quatre fils au-dessus du point de sortie et un fil à droite. Ressortir l'aiguille verticalement au niveau du point de démarrage.
  2. Placer le fil sous l'aiguille et serrer légèrement le point. Continuer de cette manière en piquant l'aiguille à droite du point précédent, sur la longueur prévue.
  3. Lorsqu'on doit travailler un angle, l'aiguille sort toujours du même point, pour obtenir une inclinaison du fil deux fil plus loin, puis un au centre (coin) et revenir deux fils plus loin perpendiculairement et poursuivre le contour.

Étape 2 : Exécution des pavés en escalier

Étape 2 : Exécution des pavés en escalier.

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Un pavé est formé de cinq points passé plat sur quatre fils de toile, soit en direction verticale ou horizontale. Pour réaliser les angles, après avoir brodé le cinquième point, ressortir l'aiguille dans le trou à la base du point, et la piquer 4 fils plus loin à l'horizontale.

Il est important que les points perpendiculaires des 2 pavés passent dans le même trou afin de ne pas voir son travail réduit à néant lors de l'ajourage. Dans ce cas-ci, les pavés entrent dans les angles du feston de contour.

Étape 3 : Écriture du 95 ans CFQ

Étape 3 : Écriture du 95 ans CFQ.

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L'écriture se fait au point de trait couvrant soit 2 fils de trame (vertical) ou 2 fils de chaîne (horizontal). Il suffira de couvrir avec le fil double métallique toutes lignes écrivant les chiffres et les lettres de l'écriture.

Étape 4 : Complément du motif, l'étoile, la demi étoile

Étape 4 : Complément du motif, l'étoile, la demi étoile.

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Dans ce cas-ci, l'ajourage a été omis pour conserver la force de toile sur cette petite pièce selon son utilité. Il en demeure pas moins que la pièce sera découpée.

Comme les pavés chevauchent de très près les festons, il est de mise d'effectuer l'étoile sur la partie touchant les têtes de pavés seulement, d'où la demi étoile.

L'étoile complète se brode au milieu de la toile d'un carré de 4 blocs dont le centre n'est pas ajouré. Elle se réalise avec le fil double métallique or. Le mouvement va de l'extérieur vers l'intérieur. Sortir l'aiguille à la base d'un point du pavé et la piquer au centre du carré. Répéter ce geste aux centres des quatre pavés, dans les coins. Pour un effet accentué, l'une des pattes centrales de l'étoile peut être allongée s'il n'y a pas de pavé qui l'entoure.

Résultat

Signet du 95e anniversaire des CFQ

Résultat.

Auteure : Jeannette Hamel Bellefeuille

Quelques œuvres de nos membres...

Broderie hardanger.Broderie hardanger.Broderie hardanger.

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Merci spécial aux artisanes
qui ont accepté de nous faire partager leurs habiletés.

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Dernière mise à jour : 2010-02-15

La petite histoire d'une grande Association

Les CFQ (Cercles de Fermières du Québec) sont à l'origine des créations du ministère de l'Agriculture. En effet, c'est à deux agronomes, MM. Alphonse Désilets et Georges Bouchard, que l'on doit la création des premiers Cercles, en 1915. Cette année-là, cinq Cercles voient le jour : Chicoutimi, Roberval, Champlain, Saint-Agapit et Plessisville.

Quatre ans plus tard, alors que se tient à Québec le premier Congrès général, l'Association compte déjà 23 Cercles. On décide alors de créer le premier périodique officiel des CFQ : La bonne fermière.

En 1922, au moment du deuxième Congrès général, les CFQ dénombrent 70 Cercles et plus de 5 000 membres. On adopte alors les premiers Statuts et règlement stipulant que les CFQ relèvent du ministère de l'Agriculture. Monsieur Alphonse Désilets en sera le premier directeur, appuyé de Mlle Anne-Marie Vaillancourt, qui lui succèdera en 1929 et se consacrera aux CFQ jusqu'à sa mort, en 1953.

L'éclosion phénoménale des cercles ne semble pas vouloir s'étioler. À preuve, lors du troisième Congrès général, en 1927, l'Association compte 112 Cercles. À partir de cette année-là, le Conseil exécutif des CFQ n'a plus de présidente et devient un comité consultatif du ministère de l'Agriculture.

Dans les années 1930, crise oblige, les membres des CFQ se servent des connaissances artisanales acquises au sein des Cercles pour faire du neuf avec du vieux. Mais elles mettent leur créativité à contribution et donnent ainsi un nouvel essor à l'artisanat québécois. D'ailleurs, la conservation et la transmission du patrimoine artisanal constituent encore, avec l'amélioration des conditions de vie de la femme et de la famille, la raison d'être des CFQ.

En 1940, alors que les Québécoises obtiennent le droit de vote, s'enclenche une période déterminante pour les CFQ : l'organisation des Cercles en Fédérations. Il y a alors 28 000 membres et 645 Cercles.

Cependant, la constitution de ces intermédiaires sur la base des Fédérations agronomiques plutôt que selon les subdivisions diocésaines soulève l'ire du clergé qui crée, en 1945, une association concurrente : l'Union catholique des Fermières. L'Objectif avoué de l'entreprise est de sonner le glas des CFQ.

La ponction exercée sur les CFQ par cette organisation concurrente varie beaucoup selon les régions et la détermination des évêques. Quinze ans plus tard, le clergé doit se rendre à l'évidence les CFQ sont là pour rester et demeurent aujourd'hui l'Association de femmes no 1 au Québec.

Les temps changent et l'Association aussi. Avec 1960 et la Révolution tranquille, le ministère de l'Agriculture se désengage progressivement des CFQ. L'Association se réorganise donc et apprend à se servir de sa force de frappe pour donner leur juste place aux femmes dans une société où tout reste encore à faire en matière de condition féminine. Dès 1960, un Conseil général élu annuellement par les présidentes des 23 Fédérations, fait le suivi des affaires de l'Association entre les Congrès. Pour la première fois depuis 1927, les CFQ ont une présidente, Mme Charles Gosselin (née Alfréda Desjardins).

Puis, progressivement, l'idée d'incorporer les CFQ et de doter l'Association d'une charte bien à elle fait son chemin. C'est chose faite le 22 mai 1968.

En 1978, les CFQ publient le premier d'une longue série de livres de recettes : Les Recettes des Fermières du Québec. Il y a aussi La Table en fête, en 1987, puis les cinq volumes Qu'est-ce qu'on mange?, à partir de 1989. Puis, à partir de 1990, l'Association aura sa revue officielle, L'Actuel, qui se féminisera en l'Actuelle cinq ans plus tard.

En 2003, les CFQ publient Les Secrets de la courtepointe; ce cahier s'adresse autant à la débutante qu'à l'experte et suscite un engouement pour la courtepointe, cet art ancien toujours à la mode.

Au tournant des années 1980, les CFQ connaissent leur apogée, avec environ 850 Cercles et 75 000 membres. C'est pourquoi, en 1988, l'Association se dote d'un Siège social à Longueuil, où s'affairent deux employées permanentes.

Autrefois à vocation essentiellement agricole, le Cercle devient une véritable école de vie, avec des cours touchant à tous les horizons, de l'artisanat à la santé, en passant par les communications et l'administration.

En route vers leur centenaire, les CFQ évoluent comme ils l'ont toujours fait, dans un heureux mélange d'ouverture d'esprit et de valeurs sûres.

Ne manquez pas de consulter le site officiel des CFQ : www.cfq.qc.ca.

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Réalisation : Diane Bellefeuille