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Développez vos talents pour... Le relevé de grain d'orge N° 3

Il n'est pas rare de retrouver sur un fond de toile des groupes de fils en relief qui découpent des motifs recherchés. Il est donc possible de relever sur ces toiles des losanges symétriques ou non et des contours de grain d'orge.

Technique

Tout en référant avec les expériences précédentes ou capsules, il est vrai qu'on peut pousser l'exploitation à une création qui nécessite patience et observation au fur et à mesure qu'avancera le travail sur un métier traditionnel de 4 cadres.

Préparation

Une préparation soignée est gage de succès. Sur un montage pré établi, il est possible de créer des relevés, cependant il y aura peut-être des restrictions. Idéalement un montage conçu spécialement pour réaliser nos motifs est souhaitable. Donc, suggérons un enfilage particulier.

Enfilage

Enfilage.

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Sur un montage, nous formons une série de 3 groupes de grain d'orge impair, il est prévu de reprendre cette série trois fois sur la largeur de la pièce en l'espaçant de toile.

Ainsi un bloc de grain d'orge (A ou première partie) se lit et s'enfile : 1-2-1-2-1 (5 fils) et pour ce qui concerne l'autre bloc (B ou deuxième partie) se lit et s'enfile : 4-3-4-3–4 (5 fils). Prévoyons un nombre de blocs répétitifs : (A suivi de B) répéter X fois en terminant par 1 fois A pour obtenir une symétrie ou un début et une fin identique donc un nombre impair de blocs.

La toile demeure sur les cadres 1 et 4 (cas 1) ou 4 et 1 (cas 2) selon que son voisin est un 4 dans le cas 1 et un 1 dans le cas 2, il suffira de passer une certaine largeur de fils en vue d'espacer les séries de grain d'orge.

Pour décorer ou diviser la toile et faciliter notre travail de relever des sections, il y a toujours le choix de répéter 2 ou 3 fois le passage d'un fil sur 2 ou 3 lames du cadre 1 ou 4 pour mettre en relief les groupements de séries.

Choix du motif à travailler en relevant des blocs de grain d'orge

Choix du motif à travailler.

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Si nous avons sur notre montage une série impaire de blocs, il serait souhaitable de conserver un équilibre. Ainsi dans la pièce nous retrouvons 3 séries de blocs qui seront travaillées sur 3 sections pour obtenir un compte carré.

Il est donc possible de remplacer une de ces séries dans la section centrale par un carré de toile.

Travail de relever des blocs de grain d'orge

Considérant les fils du montage et la densité employée, il nous faut considérer le compte carré pour un bel ouvrage.

Au tissage la toile se travaille sur les cadres impairs (1-3) et pairs (2-4).

Pour les besoins de notre création, travaillons en alternant les blocs ensemble.

Donc pour obtenir des flottés de chaîne sur le bloc A et de trame sur le bloc B :
2-4, 1-2, 2-4, 1-2, 2-4, 1-3.

Pour inverser : avoir des flottés de trame sur bloc A et flottés de chaîne sur B :
1-3, 3-4, 1-3, 3-4, 1-3, 2-4.

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Sélection du motif en vue de réaliser le relevé

Sélection du bloc central

Sélection du bloc central.

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Travailler quelques duites de tissage pour bien délimiter la nappe de fils nécessaire pour établir la sélection avec un fil attaché au ros à gauche qui passe complètement sous la nappe de fils et en sort à droite entre les fils en l'attachant à droite au montant du ros pour conserver la sélection.

Étape 1

Étape 1.

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Travailler la première duite de toile (2-4). Passer la trame.

Pédaler la duite de motif (1-2) (c'est le moment de faire le relevé de motif).

Insérer la trame jusqu'au fil de sélection. Sortir alors la navette de la trame entre les fils juste avant les fils sélectionnés.

Étape 2

Étape 2.

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Pédaler 1-3, insérer la navette sous la partie des fils dans la sélection. Sortir la navette.

Étape 3

Étape 3.

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Pédaler 1-2 et insérer à nouveau la navette pour compléter le reste des motifs de la duite.

Poursuivre le travail, pédaler la duite de toile (2-4) (aucune sélection se fait sur les duites de toile).

Revenir encore une fois avec la série de sélection (étapes 1, 2 et 3).

Étape 4

Travailler la dernière duite de toile (2-4). Voici la première sélection de toile unie de compléter.

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Sélection de toile

Étape 1

Étape 1.

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Travailler la première duite de toile (1-3). Passer la trame.

Pédaler la duite de motif (3-4) (c'est le moment de faire le relevé de motif).

Insérer la trame jusqu'au fil de sélection. Sortir alors la navette de la trame entre les fils juste avant les fils sélectionnés.

Étape 2

Étape 2.

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Pédaler 2-4, insérer la navette sous la partie des fils dans la sélection. Sortir la navette.

Étape 3

Étape 3.

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Pédaler 3-4 et insérer à nouveau la navette pour compléter le reste des motifs de la duite.

Poursuivre le travail, pédaler la duite de toile (1-3) (aucune sélection se fait sur les duites de toile).

Revenir encore une fois avec la série de sélection (étapes 1, 2 et 3).

Étape 4

Travailler la dernière duite de toile (2-4).

Résultat final

Relevé de grain d'orge.

Auteure : Jeannette Hamel Bellefeuille

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Dernière mise à jour : 2009-10-01

Les navettes à tisser

Une navette est un élément du métier à tisser qui est lancée ou glissée entre les fils de chaîne (espace appelé pas ou foulée) afin d'y passer le fil de trame pour réaliser le tissage. Les navettes étaient souvent fabriquées à partir de bois de cornouiller sanguin, très dur et de finition très douce.

Navette à tisser décrite dans la paragraphe ci-dessous.

Pour un métier à tisser sur plancher à lève ou à baisse, la navette peut être simplement une planchette de bois sur laquelle est enroulée le fil.

La navette, la plus simple est faite avec une planchette de bois dont les encoches à chaque extrémité permettent d'enrouler le fil. Manoeuvrée à la main, sa largeur est de quelques centimètres et sa longueur est fonction de la largeur du tissu à obtenir (largeur de la chaîne).

La plupart des navettes conçues pour métier artisanal ou commercial sont constituées par un bloc de bois, long de 20-30 centimètres ou plus, aux extrémités pointues. Un contenant central sert à retenir la canette ou bobine de fil de trame. Durant la course, la canette déroule le fil devant le peigne, puisqu'elle est retenue par une tige métallique.

Certains modèles possèdent une fente qui guide la sortie du fil qui déroule régulièrement lors de son passage dans le pas.

Navettes à tisser décrites dans le paragraphe ci-dessus.

La plupart sont en bois et maintenant le marché offre des modèles en plastique moulé.

Enrouler le fil sur les canettes ou bobines demandent d'étaler le fil régulièrement autant de gauche à droite que l'inverse.

La navette volante

La navette volante ou navette lancée, est une navette pour métier pourvu d'un système de relance; celle-ci est aérodynamique et d'un certain poids avec les pointes revêtues de métal pour résister aux chocs donnés par le « marteau ».

Aujourd'hui, les métiers industriels les plus récents n'ont plus de navette, elles ont été replacées par des pinces ou un système de prise de fil de trame à air comprimé.

Source :
Wikipédia, Navette (tissage)

Le tisseur faisant autrefois passer la navette d'une main dans l'autre, c'était l'écartement de ses bras qui imposait sa largeur à l'étoffe ainsi confectionnée. La navette volante, au contraire, permettra de tisser sur une grande largeur. Elle est inventée en 1733 par John Kay, fabricant de peignes pour le tissage. À droite et à gauche du métier sont disposés, sur glissières, deux taquets mobiles qui, manoeuvrés par un jeu de ficelles, se renvoient la navette. Le tisseur tire alternativement d'un côté puis de l'autre, assurant par un va-et-vient continu l'insertion de la trame. Première étape vers la mécanisation du tissage, la navette volante est introduite en France, où John Kay vient s'installer en 1747.

Source :
Jacques Ménard
Universalis.fr : Navette volante

Aujourd'hui, nos métiers de soixante pouces et plus exigent parfois de travailler avec plus d'un tisserand. Le travail du tissage à deux en est facilité. Mais avec l'installation de la navette volante sur le battant du ros vient solutionner le problème de travailler sur un tissu trop large.

Soutenant à la fois le ros, et fixée aux battants, la navette volante est munie de deux boîtes à chaque extrémité servant à recevoir la navette qui est différente des précédentes. En effet, cette navette est protégée à chaque bout par des pointes d'acier, qui la protège lorsqu'elle est reçue ou poussée par une sorte de marteau, pour traverser d'un bord à l'autre la nappe de fils.

Navette volante décrite dans le paragraphe ci-dessus.

La bobine qui est insérée dans la navette est immobile. C'est donc le fil qui déroule librement passant par des orifices bien précis pour glisser dans le pas. S'il arrive un blocage du fil, navette sort de la nappe de fils entrainant parfois des ruptures de fils de chaîne.

Donc l'enroulement du fil de la bobine est primordial, pour que dans sa lancée, le fil déroule bien.

Bobine de la navette volante.

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Réalisation : Diane Bellefeuille